Dialogue national : perdiem et pouvoir

Il y a peu, le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange a annoncé la tenue du dialogue national inclusif. Le but de cette concertation nationale est de laver le linge sale en famille, de façon à obtenir une cohésion nationale capable de sortir le pays du gouffre duquel il est présentement plongé.

En termes clairs, ce dialogue national inclusif doit mettre tous les Congolais d’accord. Ceux-ci doivent regarder dans une même direction et participer à la reconstruction de leur pays. Indistinctement.

Depuis lors, le président de l’Assemblée nationale et Evariste Boshab, secrétaire national du Parti du peuple pour la reconstruction  et la démocratie (PPRD) prennent langue avec certains regroupements politiques en vue d’obtenir leurs points de vue. Les gens s’expriment d’une manière librement consentie. Ils apportent leur petite pierre de contribution à la réussite de ce dialogue national et inclusif dont l’organisation est imminente.

Nous constatons présentement un engouement des gens vers les bureaux de ces deux concertateurs. Même les  » cadavres politiques  » qui n’ont sans nul doute rien de bon à proposer à l’organisation de cette concertation nationale, prennent d’assaut le Palais du peuple au nom de leurs partis politiques alimentaires qui n’existent que dans leurs mallettes ou dans leurs poches. Au vu de ce qui précède force nous est de croire que seuls les perdiem et le partage du pouvoir les font courir.

Dans leur entendement, hormis le perdiem, le dialogue national et inclusif en gestation, est une occasion propice pour le partage du gâteau. Pour leur survie, ils veulent se retrouver au sein  du nouveau gouvernement, au Portefeuille, à la diplomatie et à la territoriale.

Ces gens, sans agenda, sans programme et sans suggestions tiennent mordicus à gonfler les rangs des participants.

Nous avons encore fraîche à l’esprit, la mauvaise expérience de la défunte Conférence nationale souveraine (CNS) où la plupart des conférenciers étaient incapables de soulever leurs petits doits pour donner des suggestions. Jusqu’à la fermeture de la CNS,  ces gens n’avaient pas parlé, se contentant seulement des perdiems.

Il existe également des  » sénateurs et députés nationaux muets « . Ceux-ci effectuent le déplacement du Palais du peuple tout simplement pour accompagner leurs collègues parlementaires. Ils n’y interviennent pas. Ils restent muets pendant tout le déroulement des séances plénières. Ils sont ballotés au gré des vagues. Lorsque les speakers du Sénat et de l’Assemblée nationale invitent les parlementaires  à se prononcer pour un vote par :  » qui sont pour, qui sont contre et qui s’abstiennent « , les parlementaires muets, sans positions, soulèvent aveuglement leurs doigts. Le dialogue national inclusif risque d’avoir ce genre de participants en son sein.

Si les organisateurs du futur dialogue national se prononcent en soutenant qu’il n’y aura pas de perdiem et de partage du pouvoir à cette rencontre nationale, nous écrivons, sans crainte d’être contredits, que la plupart de ceux qui se disputent à participer à ce forum vont désister. Nous confirmons haut et fort, que c’est le perdiem et le partage du pouvoir qui font courir les participants au dialogue national. Ils n’ont aucunement le souci du peuple congolais. Ils ne visent que leurs propres intérêts..

Nsuami Nienga

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