Naufrage sur le lac Tanganyika : 17 pêcheurs rescapés sur les 204 naufragés

Dix-sept pêcheurs ont été retrouvés, vendredi 22 février, sur les deux cent quatre, portés disparus, il y a cinq jours, sur le lac Tanganyika, à 27 km de Kalemie (Katanga). Le conseiller du Comité de pêcheurs du lac Tanganyika (Copelta), Sébastien Kyunda, a indiqué que ces rescapés sont revenus hier soir de la Tanzanie où la tempête les avait repoussés.

Entre temps, on annonce la poursuite des recherches pour tenter de retrouver les 187 pêcheurs qui manquent encore à l’appel et personne, à l’heure actuelle, ne connait encore leur sort.

« On a envoyé une embarcation pour aller chercher les disparus de l’autre côté de la Tanzanie où on n’a trouvé que deux embarcations de pêche et dix-sept personnes. Elles sont revenues tard la nuit. Toutes ces deux embarcations appartiennent à la plage Kamukolobondo », a expliqué Sébastien Kyunda cité par radio oakapi.net.

       Selon le Copelta, la tempête qui soufflait sur le lac Tanganyika, cette nuit là, serait à la base de ce sinistre. « Il y avait un vent violent qui s’est abattu sur le lac Tanganyika, et qui a emporté une trentaine d’équipes de pêche. Jusqu’à présent, nous comptons à peu près 204 personnes. Mais, à l’heure où je vous parle, il y a quelques personnes qui sont déjà identifiées de l’autre côté du Tanganyika, donc en Tanzanie. Aujourd’hui, il doit y avoir une autre embarcation qui va aller à la recherche en Tanzanie », avait déclaré le coordonnateur du Copelta, Dédé Kapalanga Abedi.

       Le naufrage des 204 pêcheurs n’est pas le premier drame sur le lac Tanganyika. En juin 2012, un matelot avait également disparu sur ce lac dans le naufrage de la barge Mpala de la Société des chemins de fer du Congo (SNCC). Remorquée par le bateau Yungu, cette barge avait coulé vers 5 heures 30 locales avec 252 tonnes de charbon.

       Ces accidents continuent de se produire alors que le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo, a interdit, le 31 décembre 2012, à toutes les embarcations de naviguer la nuit, sauf sur « autorisation expresse du commissaire fluvial ou du chef de poste « .

       Le ministre avait même menacé de retirer le permis d’appareillage en cas de surcharge, d’embarquement de passagers en surnombre et de défaut de gilets de sauvetage dans l’embarcation. La circulaire du ministre des Transports rendait obligatoire le contrôle des manifestes des unités flottantes dans chaque port.

Kléber Kungu

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