Les bonnes surprises de l’année 2012 : Matata, Minaku, l’élection des gouverneurs, la Francophonie

Lorsque, un peu à la cantonade, Kabila avait dit et reconnu qu’il lui manquait quinze personnes (de qualité) pour qu’il réussisse pleinement sa mission, il s’en est trouvé dans l’opinion, même dans son propre camp, pour lui rire au nez. En fait pour le prendre comme un joyeux rêveur en plein midi.

Aujourd’hui, sous nos yeux, tout le monde constate que la respiration de la République a changé totalement, sans nécessairement se poser la question de savoir pourquoi. Eh bien l’explication est la suivante, et Kabila lui-même n’ose certainement pas le rappeler à l’opinion : depuis que quelques uns de ces quinze rares oiseaux sont sortis de son chapeau, et depuis lors opérationnel, les choses marchent autrement. La gestion de la République a totalement changé. Essentiellement en  bien comme le reconnaissent beaucoup d’observateurs peu enclins à la complaisance.

Installée depuis des décennies dans la digestion de mauvaises nouvelles, la RDC a pour une de rares fois des raisons de ne jamais désespérer de son destin. Les mauvaises nouvelles ont continué à venir, mais pas au point de couvrir les très bonnes qui nous tombent à la manière d’une salvatrice pluie en pleine saison sèche.

Malgré les aventures sanglantes des aventuriers du M23 dans le Kivu, la RDC a aujourd’hui quelques bonnes raisons de se réjouir de ces visibles pas de géants qu’elle vient de franchir en moins d’une année. En balayant sur son passage tous les obstacles que l’on croyait jusqu’ici insurmontables.

Ici comme à l’extérieur, beaucoup de ceux qui observent la marche de la République de manière impartiale, le même constat est sur toutes les bouches : la première et la plus importante de toutes les bonnes surprises de l’année 2012, c’est évidemment l’arrivée de Matata à la Primature. Où très peu de personnes l’attendaient à l’exception de Kabila qui savait que ce miraculé d’un accident d’avion, figurait parmi les quinze proches collaborateurs, dont il avait besoin. Aussitôt nommé, cet homme discret et très peu connu du public, mais cependant très connu et très apprécié des institutions financières internationales, a annoncé ses couleurs. Il s’est mis à exécuter sa feuille de route sans le moindre état d’âme. En très peu de temps, de sa primature, il a réhabilité l’image de l’Etat dans l’opinion. Tous ceux qui sont au service de l’Etat, se sont retrouvés du jour au lendemain devant quelqu’un qu’ils pouvaient considérer en toute confiance comme un interlocuteur crédible. Qui n’a qu’une parole et qui la lie à l’acte aussitôt sortie de sa bouche.

L’opinion a découvert en Matata un homme qui ne fonctionne qu’en conformité avec les principes sur lesquels repose toute  gestion responsable de la chose publique.

Pour se convaincre qu’il est vraiment la meilleure surprise de l’année 2012, il suffit de regarder la liste de tous les politiciens qui fréquentent assidument les cases des féticheurs et certaines chancelleries en vue d’obtenir sa peau.

Heureusement, nous avons une bonne tradition dans ce pays : plus un gestionnaire est haï par des politiciens, plus il est bon pour la République.

Que reprochent-ils à Matata ? D’être trop dur. Dans leur langage, cela veut dire simplement qu’il commet la faute de ne pas être laxiste. Et surtout de ne pas leur distribuer l’argent du contribuable congolais sans la moindre contre partie pour le pays.

Habitués à vivre des trafics d’influence de tous ordres dont ils tirent du gros jus pour eux, ces politiciens, pas tous heureusement, croient que l’assainissement voulu par Matata, qui ne fait qu’appliquer la politique de Kabila, a pour finalité d’assécher leur estomac qu’ils remplissent des aliments appartenant au peuple congolais.

Le cadre macro-économique assaini et consolidé, la devise nationale stabilisée, Matata a fait entrer la République dans l’ère moderne.

Pendant toutes les fêtes on n’a pas vu  ni entendu des gens maudire l’Etat parce qu’il n’a pas honoré ses engagements. Seuls pleurent ceux qui figuraient sur la liste des fictifs qui touchaient l’argent sans y avoir droit. La bancarisation des salaires des fonctionnaires de l’Etat et des soldes des militaires fonctionne à la satisfaction de tous les intéressés.

De l’avis unanime, la République est aujourd’hui gérée de manière méthodique et responsable. Qui oserait s’en plaindre ?

Dans la même lignée, l’année 2012 a apporté des changements de qualité dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Que les députés ont placé à la tête de son bureau, un homme qui ne payait pas de mine. Juriste chevronné, Aubin Minaku a, en très peu de temps, changé l’image de l’Assemblée nationale, devenue aujourd’hui très flatteuse dans l’opinion.

L’Assemblée nationale a cessé d’être l’endroit où les députés allaient pour se défouler, et pour se régler des comptes, les uns contre les autres. Elle est redevenue le forum où dans le respect des règles de courtoisie, les élus du peuple, sous la direction d’un Minaku flégmatique, débattent des problèmes du pays de manière sereine et intelligible.

Depuis l’arrivée de Minaku à la tête de cette institution, la lutte majorité contre l’opposition ne se fait plus de manière vulgaire. On sent que les députés se respectent profondément les uns et les autres. Minaku, un autre élu de quinze de Kabila, étonne l’opinion par l’étendue de sa culture, et sa capacité, jusqu’ici insoupçonnée, à maîtriser une machine aussi redoutable que cette Assemblée nationale.

Le président du bureau de l’Assemblée nationale travaille lui aussi sans verser dans les états d’âme. A telle enseigne qu’en très peu de temps de sa présence à la tête du bureau, il est parvenu à l’unanimité auprès de ceux qui l’ont découvert ici et à l’extérieur du pays. Tout le monde salue la manière très responsable avec laquelle Minaku a géré le débat, plus que sensible, sur la guerre de l’Est.

A ces deux oiseaux rares qui ont en commun la compétence et le souci de bien servir le pays, s’ajoutent trois personnalités, les gouverneurs démocratiquement élus du Bas-Congo, du Kasaï et de la Province Orientale.

Ces trois gouverneurs sont la preuve que la démocratie n’est pas un vain mot en RDC. Ils ont été élu chacun avec des voix des députés n’appartenant pas au même environnement ethnique qu’eux.

Grâce à leur élection, même les étrangers sont d’avis que la RDC marche les deux pieds totalement enfoncés dans la démocratie. Pas encore parfaite, mais qui s’améliore chaque jour qui passe.

Enfin, personne n’oublie qu’on ne nous croyait pas capable de réussir un sommet aussi complexe que celui de la Francophonie. Une organisation composée de beaucoup de pays qui au départ ne pensaient que du mal de la RDC.

A la fin du sommet, la RDC est parvenue à faire de tous ceux qui doutaient d’elle ses ambassadeurs de cœur dans leurs pays respectifs.

Dans le cadre d’un article, il est impossible de parler de toutes les bonnes surprises de l’année 2012. Nous  nous sommes contentés d’épingler les principales. En ayant foi que 2013 sera sans conteste une année des miracles pour la RDC. Préparons-nous déjà à gérer de manière responsable toutes les bonnes surprises qui vont nous tomber sur la tête durant cette nouvelle année qui commence aujourd’hui sous de bonnes augures. Bonne et heureuse nouvelle année 2013.

Mankenda Voka

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Une réflexion sur “Les bonnes surprises de l’année 2012 : Matata, Minaku, l’élection des gouverneurs, la Francophonie

  1. Je me joins à vous pour présenter mes meilleurs voeux de paix, de prospérité et bonheur ,à la chère RDC!

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