Devant les Sénateurs , Matata Ponyo voit un Congo plus développé qu’auparavant

Kengo wa Dondo exhorte le Premier Ministre à résister

Augustin Matata Ponyo au Sénat

Augustin Matata Ponyo au Sénat

La République Démocratique du Congo a connu jadis, certes, plusieurs épisodes qui ont freiné son développement. Mais aujourd’hui plus que hier, l’espoir renaît.  C’est pour dire que la détermination du Gouvernement, sous le leadership du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, est de rester confiant en l’avenir de ce pays.

En effet, l’idéal du Président de la République qui a formellement instruit le Gouvernement, est de voir les populations bénéficier à long terme, du fruit de son combat présent qui se résume en la gestion saine des finances publiques, la réhabilitation et l’équipement des toutes les infrastructures routières, sanitaires et écolières ; la relance de l’agriculture, la sécurité juridique et judiciaire du secteur privé, la poursuite de toutes les réformes structurelles engagées depuis son investiture ; la consolidation d’une diplomatie agissante au moment où la RDC est victime de toutes sortes de crises…

En mettant l’accent devant les Sénateurs sur « le futur de la RDC», le Premier Ministre, Matata Ponyo, a vu juste. Cela s’apparente à la vision d’un homme d’Etat, à la vision d’un chef de Gouvernement au service de la Nation.

Réponse du berger à la bergère; Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat a, au terme de l’intervention du Premier Ministre, expliqué que le Sénat n’a pas mission de renverser le Programme économique du Gouvernement. La présence de Matata Ponyo dans ce lieu vise, a-t-il précisé, à recevoir l’approbation des Sénateurs sur son programme. C’est ainsi que le président du Sénat, Kengo wa Dondo a demandé à Matata Ponyo «de résister», toujours résister. Allussion faite ici, osons-nous croire, aux faucons et autres apprentis-sorciers déjà aux dents longues qui cherchent des poux supposés ou imaginaires sur la tête du Premier Ministre. Sans raison, du reste.

 

Matata Ponyo au Sénat

Matata Ponyo au Sénat

Cap sur l’avenir.

«La RDC de demain devra être une puissance commerciale, technologique et écologique. Puissance commerciale parce que le phénomène de la mondialisation ne laisse aucun choix aux nations disposant d’abondantes ressources naturelles comme la nôtre, qui alimentent les activités économiques bien au-delà de nos frontières à la suite de l’intégration inéluctable des productions et de l’interconnexion des marchés des biens et des services ainsi que des marchés financiers », a souligné Matata Ponyo, hier lundi 10 décembre au Sénat.

Pour le Premier Ministre congolais qui projette les actions de son gouvernement dans le temps et dans l’espace, le défi majeur du Gouvernement est de travailler durement en sorte que les ressources naturelles de la RDC cessent d’être une malédiction, mais plutôt une opportunité pour une meilleure insertion du pays dans l’économie mondiale. Matata Ponyo «ne crois pas à la malédiction des ressources», lorsque celles-ci sont bien gérées, tant qu’elles produisent toujours le progrès.

Tout comme la RDC pourra être une puissance technologique, parce que le développement de la RDC devra se produire grâce à des sauts technologiques pour rattraper le retard accumulé au cours de ce demi-siècle d’indépendance politique, elle ne s’empêchera pas de se classer dans le rang de puissance écologique, selon Matata. «Puissance écologique » parce que le monde chemine lentement mais sûrement vers l’économie verte.

Pour le Premier Ministre, en mille comme en un mot, « la RDC ne peut être à la traîne du processus du développement durable. Cet immense trésor naturel, ce trésor vert que Dieu nous a donné ne pourra mieux se valoriser au profit de nos populations que par des politiques et stratégies anticipatives vers la modernisation de notre économie en respect des normes et valeurs environnementales. C’est à ce prix, et à ce prix seulement que la RDC, dans son réveil avec un maximum de sursaut d’orgueil, pourra se prévaloir d’être cette superpuissance régionale au cœur de l’Afrique, la locomotive des économies africaines subsahariennes pour les futures décennies ».

Comme, seule une forte croissance dans la durée pourra permettre, dans le moyen terme, de réduire significativement l’incidence de la pauvreté dans notre pays, « une économie croissante devrait permettre à l’Etat de mobiliser les ressources financières attendues pour la mandature, soit environ 48 milliards de dollars américains à raison de 5 milliards en 2012, 7 milliards en 2013, 10 milliards en 2014, 12 milliards en 2015 et 14 milliards en 2016 », ont entendu les Sénateurs très attentifs aux propos du Premier Ministre congolais.

Passant en revue certaines actions déjà entreprises par son gouvernement, Matata Ponyo a insisté que le Programme d’action du Gouvernement porté «avec détermination», est un programme ambitieux pour la RDC et destiné à répondre aux nombreuses attentes de la population congolaise, tel préconisé dans le discours-programme de Joseph Kabila. La vision essentielle de ce Programme repose sur le social de la population, notamment sur l’accès à l’eau et à l’électricité, à l’emploi surtout des jeunes, à l’autonomisation des femmes, à l’accès au crédit, aux soins de santé, à l’éducation et au logement.

Pour y parvenir, a rassuré Matata Ponyo, le gouvernement pense assainir l’environnement pollué, par le passé, par la corruption, le clientélisme, le trafic d’influence, les antivaleurs, etc. «Il faut en conséquence baliser le chemin pour espérer réussir la bataille de la croissance durable, la bataille du développement. Deux piliers importants nous semblent indispensables. Le premier concerne la nécessité de procéder, mieux de poursuivre les réformes structurelles afin de permettre à l’économie de fonctionner normalement, libérée de l’emprise des prédateurs, des rentiers, des profiteurs des deniers publics sans contrepartie. Ces réformes doivent toucher tous les secteurs, singulièrement ceux qui bloquent les rouages institutionnels : la justice, les services de sécurité et de police, les services financiers, la fonction publique, etc

Mais, ces réformes ne seront efficaces et ne porteront des fruits que si elles sont menées par et avec des individus et dignes fils du Congo qui ont certaines qualités telles que le nationalisme, l’honnêteté, la probité, la rigueur, l’abnégation, le leadership. Bref, ces vaillants congolais devront revêtir l’habit des hommes intègres qui incarnent des valeurs cardinales qui ont été, depuis quelques décennies, bafouées, ignorées, méprisées au profit de la cupidité, de la médiocratie et de l’indolence.

Loin de nous l’idée de soutenir une quelconque autosatisfaction, il sied, quand même, de préciser que le cadre macro-économque connaît une embellie satisfaisante. En outre, sur le plan extérieur, il y a lieu de noter une performance exceptionnelle sur le taux de change. La valeur externe du franc congolais s’est beaucoup consolidée. Situé à 916,52 CDF le dollar américain à fin février 2010, le taux de change est aujourd’hui, soit près de trois ans après, à 916 CDF le dollar américain. Qui l’eût cru, lorsqu’on se rappelle les fréquentes dépréciations de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères au cours des années antérieures. Le niveau des réserves internationales a sensiblement augmenté pour se situer à 1.674,17 milliard USD alors qu’il était de 72 millions de dollars à fin décembre 2008.

Structurellement excédentaire, la balance commerciale est devenue déficitaire au cours  des années 2000 à 2009, sauf en 2007 et 2008. Depuis 2010, elle est devenue positive avec une nette amélioration en 2012. Pour ce qui est de la situation monétaire, le  taux directeur des opérations de la Banque centrale  est descendu  extraordinairement à 6% à ce jour alors qu’il était à 70% à fin décembre 2009 et 140% à fin décembre 2001, selon Matata.

A ce jour, le nombre des banques commerciales est passé d’environ 10 en 2002 à 22 en 2011, chiffre jamais atteint dans l’histoire de notre pays. La mise en circulation des coupures à valeur faciale élevée de 1.000 CF, 5.000 FC, 10.000 FC et 20.000 FC, n’a pas déstabilisé, comme par le passé, le cadre macro-économique. Bien au contraire, le niveau des prix intérieurs est demeuré  stable et la valeur externe de la monnaie nationale, chose exceptionnelle, s’est même consolidée. Plusieurs Congolais, préfèrent désormais la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères. Il s’agit là d’une dédollarisation de fait induite par la stabilité remarquable de notre monnaie nationale qui désormais inspire davantage confiance auprès des utilisateurs.

Trêve de discours, le Gouvernement, à travers son chef, pense dure comme fer que le temps est venu pour les Congolais de choisir. Une telle course de l’histoire ne peut être forgée que par ceux qui aiment le travail plutôt que le loisir, ceux qui ne recherchent pas que les plaisirs de la richesse et de la célébrité. Des Congolais et Congolaises capables de se sacrifier pour que la République Démocratique du Congo retrouve sa place de géant économique et politique dans le concert des nations,  a conclu le Premier Ministre.

Willy Kilapi

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