Ce lundi 5 novembre à l’Assemblée nationale, Augustin Matata défend le projet de budget 2013

En principe, ce lundi 5 novembre va marquer le début du débat sur le budget 2013 au niveau de l’Assemblée nationale. Ce jour le Premier ministre Augustin Matata va présenter le projet de budget de loi de finances pour l’exercice 2013 devant la représentation nationale. La salle de Congrès du Palais du peuple va ainsi connaître un grand moment de débat et  de contradiction, à travers ce face-à-face entre le chef du gouvernement accompagné de toute son équipe et les députés nationaux. Mais avant l’exercice de ce lundi 5 novembre tant attendu, le Premier ministre Matata Ponyo avait préalablement déposé au président du  bureau de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, le  jeudi 18 octobre le projet de budget pour l’exercice 2013. Selon les usages, le président de l’Assemblée nationale a  convoqué la  plénière d’aujourd’hui au cours de laquelle le Premier ministre doit  défendre ce projet. Le débat s’annonce  houleux et passionnant.

 

Auparavant, ce projet de budget de l’Etat avait été débattu et adopté   en Conseil de ministres. Le budget en question est chiffré   à 6 900 milliards de Francs congolais, soit 7,5 milliards de dollars américains. Il fixe les recettes à 6 973,9 milliards de francs congolais contre des dépenses de l’ordre de 7 078,2 milliards de francs congolais. Il se dégage ainsi un gap de 104,3 milliards de FC pour lequel un financement devra être trouvé au cours de l’exercice. Après le passage par le  bureau de la chambre basse du Parlement, le projet de budget a été   transmis à la plénière au cours de laquelle les députés  nationaux examineront  la loi financière en veillant, entre autres, à  la répartition par secteur d’activités et aux  équilibres.

Du côté du gouvernement,  l’on soutient  notamment que  le projet de  budget 2013 est réaliste et connaît un accroissement de plus de 5% par rapport au  budget 2012 qui était d’une hauteur de   7 milliards de dollars américains. Pour le budget 2013,  la grande bataille entre les  intervenants à la tribune va s’engager notamment sur  les parts respectives allouées aux  différents secteurs (santé, éducation, infrastructures,  Fonction publique,  Institutions,…). Dans tous les cas, dans le débat qui s’annonce  il va  falloir défendre  la consolidation de la  stabilité macroéconomique observée depuis plus de trois ans, en favorisant des politiques budgétaire, fiscale et monétaire prudente.

Evaluation de l’exécution du budget 2012

Au cours de cette séance, Matata va certes défendre son projet de budget. En ce qui les concerne, les députés vont réagir et soulever des préoccupations, ainsi que des  observations, sur  la répartition du budget par secteur d’activités. Ce sera aussi une occasion pour la majorité et l’opposition de s’affronter autour des choix opérés et des options levées. Augustin Matata  devra ensuite répondre aux questions posées par les députés et rencontrer leurs préoccupations. En principe, si le projet est jugé recevable, ce qui va arriver sans doute, le projet devra être envoyé à la Commission économique et financière de l’Assemblée nationale. Au  niveau de cette Commission, le projet devra être  examiné et enrichi, en tenant compte notamment  des observations et  remarques formulées par les députés.

Toutefois, il y a lieu de souligner que le budget 2013 sera exécuté dans un contexte  où le gouvernement devra  poursuivre des réformes essentielles et prioritaires  concernant l’armée nationale, la Police, la justice, les services de sécurité, le portefeuille, les mines et les finances publiques. Ces réformes ont aussi un coût. Le gouvernement soutient qu’il a fait preuve  de réalisme pour tabler sur des prévisions budgétaires  et des assignations de régies financières réalisables.

Naturellement,  avant de pouvoir débattre d’un  projet de budget, les députés ont pris l’habitude d’exiger du Premier ministre une évaluation sur l’exécution du budget antérieur. Cette préoccupation va encore être  soulevée cette année. Faire rapport sur l’exécution du budget 2012 est un exercice auquel  Matata doit se préparer éventuellement. C’est aussi cela l’obligation de rendre compte compréhensible dans une démocratie.

De bonne source, il est rapporté  que jusqu’à  fin juin 2012, les recettes  réalisées se chiffrent à 1.966,1 milliards de FC, contre une prévision établie de l’ordre de 3.304,6 milliards de FC toutes sources confondues, soit un taux de réalisation de 59,5%. Ce montant est constitué de recettes internes de l’ordre de 1.652,5 milliards de FC des recettes extérieures chiffrées à 313,6 milliards de FC. Dans tous les cas, le ministère du Budget rapporte sur son site Internet la situation budgétaire détaillée et synthèse provisoire arrêtée au 30 août 2012.

Didier Munsala Buakasa

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