Lutte contre la déforestation en RDC : 800 000 $ US de la BAD à la RDC

La Banque Africaine de Développement (BAD) a accordé 800.000 dollars américains à la République Démocratique du Congo dans le cadre d’une étude de faisabilité de la mise en place du projet REDD+. Ce fonds vise à mener une étude pour mettre les forêts de la RDC totalement à l’abri de la déforestation. La signature du protocole d’accord est intervenue, le samedi 6 octobre au ministère des Finances. La République Démocratique du Congo était représentée par le ministre délégué aux Finances, M. Patrice Kitebi Kibol M’Vul tandis que la BAD l’a été par son représentant-résident en RDC, M. Valentin Zongo.

 

C’était en présence M. Vincent Kasulu, représentant du ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme. C’est un financement non remboursable qui s’insert dans un budget global de 60 millions de dollars américains que la Banque panafricaine promet de rendre disponible pour combattre la déforestation dans le pays.

L’objectif à long terme est de permettre à la RDC de bénéficier des retombées de l’apport de ses forêts au bien être mondial. 

Il sied d’indiquer que la déforestation est un problème préoccupant en RDC, qui regorge 145 millions d’hectares des forets tropicaux. A ce titre, elle joue un rôle important dans la régulation du climat, avaient indiqué les experts du ministère de l’Environnement lors du sommet de Durban, tenu du 28 novembre au 9 décembre 2011.

 

Gaz carbonique

Les forêts congolaises capturent un nombre important de gaz carbonique ou CO2  émis, non seulement par la RDC, mais aussi par d’autres pays du monde. Le pays se trouve donc en bonne position pour bénéficier des financements issus de ce processus de réduction des émissions des gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forets appelé autrement processus (REDD).

Dans le cadre de ce processus, la BAD avait aussi financé, début 2012, le projet de lutte contre la déforestation dans le cadre du processus RED, à Isangi dans la Province Orientale. Le coût du projet était estimé à 2.298.000 USD.

Une autre initiative dans ce domaine a été expérimentée à Bukavu au Sud-Kivu. L’Institut supérieur de développement rural (ISDR) et l’Institut supérieur pédagogique (ISP) avaient conjointement lancé, le mercredi 28 mars dernier, un projet contre la déforestation et pour le reboisement. Ce projet vise à protéger les ressources forestières de cette province.

« Nous sommes entrain  de voir comment réduire le taux de déforestation dans notre pays. Tout cela se fera par télédétection pour laquelle nous avons reçu un don important du Japon. Avec le fond de la BAD, nous allons procéder à l’étude des superficies des forêts déboisés. Le taux de dégradation des forêts, l’aspect relatif à la conservation des forêts et les forêts congolaises séquestrent au moins 38 giga de  tonne a peu près », a expliqué Vincent Kasulu, Directeur de Développement Durable au ministère de l’ECNT. « Dans les études que nous allons menées, il y a aussi les aspects sociaux que nous allons développer en mettant en place les infrastructures sociaux économiques tout autour des forêts occupés par des peuples autochtones, pour essayer de rémunérer tous ces sacrifices », a-t-il renchéri.

Le crédit Carbonne dans les lignes budgétaires RD Congolais, n’est pas pour 2016.  Car, il y a beaucoup de questions méthodologiques à résoudre. Les forêts de la RD Congo sont éligibles pour le mécanisme REDD+, et c’est dans ce cadre que se situe ce présent financement.

En effet, avec ce don l’opportunité est donnée à la RD Congo, pour se représenter sur la scène internationale en tant que pays qui a en son sein des grandes forêts qu’il convient de bien gérer. « Gérer des poches de déforestation », un projet innovant que la BAD se dispose à soutenir. «  La RDC est en avant-garde en Afrique en ce qui concerne le projet REDD+, à partir de 2013 nous pouvons avoir un projet définis », a fait savoir le représentant du ministre

Par ailleurs, un travail technique a déjà commencé pour ce décaissement, afin de conclure très rapidement le travail préparatoire à l’exécution du projet. Il ne reste qu’au pays de réunir toutes les conditions pour que l’étude de faisabilité puisse commencer. C’est ainsi que, Patrice Kitebi, ministre délégué chargé des Finances a recommandé au représentant du ministre de l’ECNT, de faire diligence dans le processus de recrutement d’un consultant.

Rappelons que le REDD+ est une initiative internationale et transnationale lancée en 2008. Il vise lutter contre le réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre, induites par la dégradation, destruction et fragmentation des forêts1. Le REDD+ est coordonné par l’ONU qui a mis en place le programme UN-REDD, qui s’appuie sur des incitations financières et, est indirectement lié au marché du carbone.

Willy K.

 

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